A travers ses différentes actions, Solid'Art expérimente une nouvelle forme de développement local qui place l'art, la culture et la solidarité au cœur des projets collectifs et qui propose aux personnes les plus en difficulté d’en être les acteurs privilégiés.

Articles tagués “Maurienne

Si tailla cosi …,

La taille de la vigne d’Hermillon a fait l’objet d’une séance de formation pour nos salariés. Un administrateur s’était aussi joint pour l’occasion. Sous la houlette de Philippe Grisard, vigneron à Cruet, nos salariés se sont formés à la taille en gobelet, car nous avons fait le choix de ce mode de culture, comme cela se faisait traditonnellement en Maurienne. Cela signifie qu’il n’y a pas de fil sur lequel court la vigne mais que chaque pied dispose d’un piquet (ou échalas) autour duquel sont attachés les sarments au fur et à mesure de leur croissance.

Comme nous sommes encore en phase de formation des gobelets et que chaque pied est différent, la taille n’est pas une tâche facile ni répétitive. Cela fait appel à la réflexion de chacun. Grâce aux conseils éclairés de Philippe et d’Olivier Funès, les deux parcelles furent taillées dans la matinée. Il faut préciser qu’Olivier est originaire de Bourgogne et comme tout bon bourguignon, a aussi de bonnes compétences en matière viticole.

Les trois petites parcelles de St Julien, plantées en 2010, furent taillées un peu plus tard. En effet, il est préférable d’attendre la fin des grosses périodes de gelée pour tailler les jeunes plants. Par ailleurs, Olivier qui a une solide expérience en Bio Dynamie, a préféré attendre que la lune et les astres soient favorables pour ce type d’opération.

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Qualité supérieure pour le safran de Maurienne

Afin d’analyser et de mesurer les trois critères (couleur, goût, parfum) qui font la qualité d’un safran, on a recours à une analyse en laboratoire dite « photométrique ».
Cette technique permet de dévoiler la véritable identité du Safran, de révéler sa qualité et le cas échéant sa falsification.
Ces critères sont établis par l’Organisation internationale de normalisation (ISO) et les standards du Safran sont regroupés sous la norme ISO 3632.
Cette dernière repose sur l’analyse de la concentration de trois principes actifs du safran (le safranal, la crocine  et la picrocrocine).

En fonction des résultats obtenus, la norme ISO 3632 classe le safran en quatre catégories:
* Classe I : qualité supérieure
* Classe II : Qualité bonne à moyenne
* Classe III et IV: Qualité faible à très faible

La récolte 2010 du Safran de Maurienne a subi ces tests qui ont été réalisés par le laboratoire agréé SAI Chimie de Gardanne.

Ceux-ci révèlent que notre safran intègre dès sa première année de production le cercle très fermé des safrans de qualité supérieure en classe I avec notamment une concentration exceptionnelle en crocine (cliquer sur l’image de droite pour voir le rapport d’analyse)

Cela signifie qu’un safran classique acheté dans le commerce (vraisemblablement de qualité moindre) nécessitera des doses plus importantes pour obtenir le même résultat.

Cela confirme aussi le fait que la Maurienne offre un vrai terroir pour un safran de grande qualité.


Une nudité prometteuse…

La terre de Princens, aux abords de la chapelle de Bonne Nouvelle, délaisse progressivement ses oripeaux pour laisser apparaître sa nudité… prometteuse .

L’équipe de salariés de Solid’Art, encadré par Olivier Funès, a abrégé sans trembler la vie pourtant florissante de la famille acacia.  Sous les coups répétés des serpes et des « pioules* », harcelés par la chaîne rugissante de la tronçonneuse, nos frères acacias se sont couchés à terre, un à un, sans gémir. Nos salariés s’acharnent maintenant sur leurs pieds restés en terre. Un pied d’acacia ne meurt jamais. Il est si attaché à sa terre nourricière qu’il vous faudra suer eau et sang pour le dessoucher… 

Et la terre quant à elle, vieille complice des arbres morts, n’en fait qu’à sa tête. Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué, dans une pareille pente, sitôt qu’on la réveille, qu’on la chatouille ou qu’on la gratouille, la terre n’a qu’une envie: prendre la fuite, toujours dans le sens de la descente…

Vous l’avez compris, déshabiller le côteau de Princens n’est pas une mince affaire. C’est un travail rude qui demande force et ténacité tout autant que délicatesse.

Mais bientôt viendra le temps de la renaissance…

Patience !

*hâche, en patois


Solid’Art et la Maurienne sur les ondes…

« Carnets de Campagne », remarquable émission animée par Philippe Bertrand sur France Inter tous les jours à 12h30 donnera prochainement la parole à Solid’Art.

Philippe Bertrand parcourt les différentes régions de France et invite les auditeurs et habitants de ces régions à « cafter » pour lui indiquer des initiatives originales et porteuses de sens dans les domaines de la culture, du lien social ou de l’économie. Il se charge ensuite de les présenter lui-même ou en donnant la parole aux porteurs de projets.

Apparemment des mauriennais* ont donc « mouchardé » et signalé à France Inter le travail que conduit Solid’Art dans la vallée. Philippe Bertrand le connaissait déjà un peu et nous avait donné la parole en 2007 à l’occasion de la grande fête de l’Aura et en 2009 pour le lancement de la vigne.

Nous ne manquerons pas de préciser dans ce blog la date de diffusion de l’émission (en principe début février)

*qu’ils en soient remerciés


Les montagnes en tremblent encore…

Alexandre Modesto, photographe passionné de Maurienne, vient de reconstituer des panoramas en assemblant des photos prises en 2007, le jour des Noces d’Art et de la révélation de l’Aura.

Pour ceux qui ont vécu cet événement, il restera comme un temps exceptionnel de partage, d’émotion et de beauté  qui aura marqué la vie de notre vallée. Souvenez-vous …

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L’Aura de Maurienne sous la neige

L’AURA est encore plus mystérieuse lorsqu’elle se drape de blancl'AURA sous la neige


Princens de Maurienne

L’association Solid’Art Maurienne a fait l’acquisition d’une parcelle de terrain de 4000 m2 au lieu-dit « Princens » à St Jean de Maurienne, dans le fief historique du cépage « Persan ». Ce terrain ou couraient vignes et amandiers il y une cinquantaine d’années a été entièrement colonisé par des acacias. Et voila des décennies que ces bons vieux épineux, au bois plus dur que le coeur d’Attila , attendaient qu’on vienne les couper pour les transformer en échalas (piquets de vigne). Voila qui va être fait grâce au travail des salariés de Solid’Art. Ceux-ci se concentrent en ce moment sur le débroussaillage de la parcelle.  Viendra ensuite le temps de tronçonner et fendre les troncs afin d’en tirer quelques dizaines de piquets. Il faudra alors se battre car si l’acacia est généreux, prêt à donner son corps pour favoriser une culture noble, il n’en est pas moins tenace et sa vivacité n’a d’égal que sa dureté. Nous savons bien qu’il cherchera par tous les moyens à reprendre possession de cette parcelle enviable, adossée à la chapelle de Bonne Nouvelle, avec le soleil pour voisin. Le combat sera rude, mais nous le gagnerons et dès ce printemps, des ceps de Persan devraient chatouiller les pieds de l’édifice.