A travers ses différentes actions, Solid'Art expérimente une nouvelle forme de développement local qui place l'art, la culture et la solidarité au cœur des projets collectifs et qui propose aux personnes les plus en difficulté d’en être les acteurs privilégiés.

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Tremblement de terre à St Jean de Maurienne

Un léger séisme de force 4 sur l’échelle de Richter a été enregistré samedi 14 mai 2011 au matin sur les côteaux de St Jean de Maurienne. Il n’était toutefois pas nécessaire d’être spécialiste des plaques tectoniques pour en comprendre l’origine. En effet, la terre de Princens et de Bonne Nouvelle a vibré d’émotion en sentant les plantoirs perforer sa croute: 350 trous pour accueillir les 350 premiers pieds de Persan !

Comment ne pas se réjouir du retour de ce fils de la terre, ce prince des barriques, ce roi des papilles qui passa de si longues années dans ces pentes arides avant d’émigrer et de disparaître, balayé par le phylloxera, l’industrialisation et le productivisme.

Une cinquantaine de personnes s’étaient donné rendez-vous pour travailler et fêter ce printemps des retrouvailles. Outre des mauriennais, nous pouvions noter la présence de chambériens et également d’un couple de vignerons du Piémont, passionnés de vieux cépages, qui n’avaient pas hésité à faire le déplacement pour partager ce moment historique.

Ceux qui veulent parrainer un pied de vigne du côteau de Princens peuvent le faire en adressant un chèque de 10 euro à Solid’Art Rue du Parquet 73300 St Jean de Maurienne


Grand jour pour le Princens

14 mai 2011: le retour du Princens sur ses terres


Vignoble collection des 129 cépages de l’Arc Alpin

La Communauté de Communes « Coeur de Maurienne », en partenariat avec le Conseil Général de la Savoie, le centre d’Ampélographie Alpine et bien entendu Solid’Art, envisage la création d’un vignoble collection de tous les cépages recensés dans l’Arc Alpin sur la commune de St Julien Montdenis, capitale historique de la vigne en Maurienne. C’est grâce au travail méticuleux de José Vouillamoz, ampélographe et chercheur suisse bien connu, que 129 cépages ont pu être recensés à ce jour depuis le fond de l’Autriche et de la Slovénie jusqu’aux confins de Nice. La Maurienne peut s’enorgueillir d’avoir été le terroir de prédilection pour deux d’entre eux: le Persan ou Princens et le Blanc de Maurienne (ou Rèze)

Ce projet devrait pouvoir bénéficier de fonds européens transfrontaliers.

Le site prévu pour accueillir ce vignoble, au pied de l’imposante Croix des Têtes, est assez remarquable. Les entassements de pierres, murgers et autres murettes encore bien conservées témoignent de l’intense activité viticole qu’a connu cet endroit jusqu’au milieu du 20ème siècle. La proximité de la safranière, la présence de tulipes sauvages ou de bouquetins, le petit village typique de Serpolière à quelques encablures, la future implantation d’oeuvres d’art dans le paysage et les nombreux sentiers de promenade dans ce secteur renforcent encore l’attractivité de ce lieu

Les principaux acteurs de ce projet se sont retrouvés récemment sur place pour commencer à réfléchir à l’implantation de ce futur vignoble qui doit devenir le premier site culturel d’oenoturisme en Savoie.


Visite de la FACIM

La Fondation pour l’Action Culturelle Internationale en Montagne (F.A.C.I.M.), dirigée par Marine LELOUP, a fait une visite guidée sur les terres de Solid’Art (l’Aura, vignoble, safranière) afin de réfléchir à la possibilité d’intégrer un circuit « Solid’Art » dans son offre culturelle 2012.

Ludivine Moulard et Pierre-Yves Odin de la fondation FACIM dans les vignes de Solid'Art à Hermillon


le retour du Prince…

Le “Princens” ou “Persan” est un cépage autochtone savoyard et plus précisément mauriennais dont le vin était classé au rang des grands vins de France jusqu’au 19ème siècle. Son cru le plus réputé était celui du “Rocheray” ou de “Bonne Nouvelle” sur la commune de St Jean de Maurienne.
Puis,  le phylloxéra, l’industrialisation  et le productivisme du 20ème siècle ont failli le faire disparaître de Maurienne. C’était compter sans la ténacité de vignerons passionnés de vieux cépages, Jean-Pierre, Michel et Philippe Grisard, qui en fouinant dans les friches, ont retrouvé le vieux cépage et l’ont multiplié. Une rencontre entre les frères Grisard et Solid’Art en 2006 allait permettre à leur rêve de devenir réalité: le “Princens” allait pouvoir revenir dans son berceau historique, sur la colline de Bonne Nouvelle à St Jean de Maurienne

INVITATION
En partenariat avec les trois frères Grisard et le centre d’Ampélographie Alpine,
l’association Solid’Art est heureuse de vous inviter à un grand moment dans l’histoire de la vigne et du vin en Savoie: Le retour de la vigne et du Princens en vallée de Maurienne dont la première parcelle sera inaugurée
le samedi 14 mai sur les hauteurs de Bonne Nouvelle, à St Jean de Maurienne (Prendre le sentier de Bonne Nouvelle
derrière l’hôpital,  près de l’ancien cimetière et aller jusqu’à la chapelle. Compter 10 à 15 minutes de marche)

A partir de 8 h: Tous ceux qui veulent participer à la plantation et donner un coup de main seront les bienvenus entre 8h et 11h30.
11h30: inauguration officielle suivie d’un apéritif.

Nous comptons vraiment sur votre présence !


Qualité supérieure pour le safran de Maurienne

Afin d’analyser et de mesurer les trois critères (couleur, goût, parfum) qui font la qualité d’un safran, on a recours à une analyse en laboratoire dite « photométrique ».
Cette technique permet de dévoiler la véritable identité du Safran, de révéler sa qualité et le cas échéant sa falsification.
Ces critères sont établis par l’Organisation internationale de normalisation (ISO) et les standards du Safran sont regroupés sous la norme ISO 3632.
Cette dernière repose sur l’analyse de la concentration de trois principes actifs du safran (le safranal, la crocine  et la picrocrocine).

En fonction des résultats obtenus, la norme ISO 3632 classe le safran en quatre catégories:
* Classe I : qualité supérieure
* Classe II : Qualité bonne à moyenne
* Classe III et IV: Qualité faible à très faible

La récolte 2010 du Safran de Maurienne a subi ces tests qui ont été réalisés par le laboratoire agréé SAI Chimie de Gardanne.

Ceux-ci révèlent que notre safran intègre dès sa première année de production le cercle très fermé des safrans de qualité supérieure en classe I avec notamment une concentration exceptionnelle en crocine (cliquer sur l’image de droite pour voir le rapport d’analyse)

Cela signifie qu’un safran classique acheté dans le commerce (vraisemblablement de qualité moindre) nécessitera des doses plus importantes pour obtenir le même résultat.

Cela confirme aussi le fait que la Maurienne offre un vrai terroir pour un safran de grande qualité.


Une nudité prometteuse…

La terre de Princens, aux abords de la chapelle de Bonne Nouvelle, délaisse progressivement ses oripeaux pour laisser apparaître sa nudité… prometteuse .

L’équipe de salariés de Solid’Art, encadré par Olivier Funès, a abrégé sans trembler la vie pourtant florissante de la famille acacia.  Sous les coups répétés des serpes et des « pioules* », harcelés par la chaîne rugissante de la tronçonneuse, nos frères acacias se sont couchés à terre, un à un, sans gémir. Nos salariés s’acharnent maintenant sur leurs pieds restés en terre. Un pied d’acacia ne meurt jamais. Il est si attaché à sa terre nourricière qu’il vous faudra suer eau et sang pour le dessoucher… 

Et la terre quant à elle, vieille complice des arbres morts, n’en fait qu’à sa tête. Je ne sais pas si vous avez déjà remarqué, dans une pareille pente, sitôt qu’on la réveille, qu’on la chatouille ou qu’on la gratouille, la terre n’a qu’une envie: prendre la fuite, toujours dans le sens de la descente…

Vous l’avez compris, déshabiller le côteau de Princens n’est pas une mince affaire. C’est un travail rude qui demande force et ténacité tout autant que délicatesse.

Mais bientôt viendra le temps de la renaissance…

Patience !

*hâche, en patois