A travers ses différentes actions, Solid'Art expérimente une nouvelle forme de développement local qui place l'art, la culture et la solidarité au cœur des projets collectifs et qui propose aux personnes les plus en difficulté d’en être les acteurs privilégiés.

Vigne et safran

La Vigne:

C’est en 2008 que Solid’Art, en partenariat avec la commune d’Hermillon, s’est lancée dans la réintroduction de la vigne en Maurienne, avec l’encadrement technique de Jean-Pierre et Philippe Grisard, vignerons de la Combe de Savoie, réputés pour la qualité de leurs produits et passionnés par la réhabilitation et la sauvegarde des vieux cépages.

Une première parcelle de 750 pieds de raisins rouges (Persan, Mondeuse et Douce Noire) a été plantée en 2008, complétée en 2009 par une seconde parcelle de 1200 pieds de raisins blancs (Blanc de Maurienne, Altesse, Mondeuse blanche, Chasselas)

En 2009, la commune de St Julien Montdenis s’est associée à la démarche et le défrichage a démarré pour laisser place aux premières plantations en 2010. Environ 1/2 hectare de vigne a déjà été planté.

L’objectif est de poursuivre le défrichage sur St Julien et de s’attaquer ensuite au fief historique du raisin rouge en Maurienne, le côteau de Princens, sous la Chapelle de Bonne Nouvelle à St Jean de Maurienne. A terme, ce sont environ 2 ha de vignes qui seront cultivés dans le canton de St Jean de Maurienne (nous serons encore loin des 250 ha cultivés sur la seule commune de St Julien ou les 2000 ha cultivés dans toute la vallée jusqu’au 19ème siècle).

Les cépages de Maurienne:

Notre vallée a la chance d’avoir dans son patrimoine deux cépages de grande qualité souvent ignorés des habitants: le « Persan » (ou « Princens » ou « Bécuette ») et le Blanc de Maurienne (ou « Vin des Evêques » ou « Rèze »)

  • Le Persan: C’est un raisin rouge très puissant, aux fortes propriétés colorantes dont le vin était comparé, jusqu’au début du 20ème siècle, aux grands Bourgognes. C’est à St Jean, sur le côteau de Princens que l’on trouvait le meilleur vin de Savoie jusque dans les années 1900. Victime du Phyloxera et de l’industrialisation massive de notre vallée, il avait quasiment disparu jusqu’à ce que les frères Grisard dénichent quelques pieds résistants dans les friches d’Hermillon et du Chatel.
  • Le Blanc de Maurienne: Comme son nom l’indique, c’est un raisin blanc qui donnait un vin réputé dans notre vallée jusque dans les années 1950. Les écclésiastiques, amateurs de bonnes chères devant l’éternel,  l’avaient bien remarqué et le réquisitionnait systématiquement auprès des cultivateurs. Les analyses ADN montrent que ce cépage ne se retrouve qu’en Maurienne et un peu en Valais (Suisse) où il est appelé « Rèze ». Les mêmes analyses révèlent que ce cépage est un descendant direct, sans mutation au cours des siècles, des cépages que cultivaient les romains. Un cépage qui , outre son potentiel de grand vin, possède donc un grand intérêt patrimonial.

Le Safran:

En 2009, Martine Reynaud, habitante de la vallée passionnée par la culture du Safran est venue proposer à Solid’Art de l’aider à réintroduire la culture du Crocus Sativus en Maurienne d’où il avait disparu depuis plus d’un siècle. Cette idée nous a immédiatement séduits pour plusieurs raisons:

  • C’est un produit noble qui génère de la fierté chez celui qui l’exploite
  • Il valorise le territoire qui le porte
  • Il s’appuie sur une forte main d’oeuvre
  • Le Crocus Sativus apprécie les mêmes terres que la vigne.

Cette culture pouvait donc parfaitement trouver sa place dans le champ de nos activités qui contribuent à la réinsertion de personnes en difficultés. Ainsi, en 2009, nous nous sommes lancés dans le défrichage et surtout l’épierrage d’une parcelle de 1200 m2 où furent plantés, dès l’été 2009, 20 000 bulbes de crocus qui donnèrent 20 000 fleurs et 100 gr de safran séché.

En 2010, Martine Reynaud souhaitant arrêter la culture du safran pour se consacrer à d’autres activités autour de la formation et de la commercialisation, Solid’Art décida de poursuivre l’aventure pour son propre compte et de planter 20 000 bulbes supplémentaires. Roger Truchet, entrepreneur local nous donna un sérieux coup de main pour l’épierrage de la parcelle en mettant à disposition des engins de terrassement et de criblage. Ce qui nous demanda 6 mois de travail en 2009 se fit en une semaine en 2010. Pour la plantation, c’est Pastille, jument ardennaise qui nous permit d’optimiser notre temps.

2 Réponses

  1. AMPE FRANCIS

    Comment faire pour vous acheter du safran ?

    19/11/2013 à 16:03

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